9ème inspection, du 08 mai 1933, St-Ouen-des-Alleux

Saint-Ouen-des-Alleux

Inspection du 8 mai 1933

Louis Durand chargé de l’Ecole publique

2 classes en septembre 1932

 

 

 

* 

 

 

 

     A. Nouveau poste. Chargé d’école à 2 classes à Lalleu, nommé en septembre 1932 à la tête de l’Ecole de garçons à 2 classes de Saint-Ouen-des-Alleux, en concurrence, de 59 élèves, contre 26 en décembre 1927, 33 en 1929, donc d’effectif accru sensiblement et heureux. Ecole de bonne tenue matérielle.  

     B. Classe de CS (Cours supérieur) et CM (Cours moyen), de 25 élèves, avec préparation au CEPE (certificat d’études) (4 candidatures au succès desquelles je tiens beaucoup), une salle propre et claire, décorée avec goût et abondance, et de tenue soignée. 

 

Enseignement : a) les grands font seuls un problème et ce pendant les petits préparent, avec le maître, une dictée dont le texte est au livre. La préparation est un commentaire paraphrasé du texte et n’exige pas assez d’effort, de réflexion et de mémoire. On peut donner à préparer à la maison. Si on prépare en classe, se servir de l’ardoise et y écrire les mots difficiles, surtout concentrer l’attention sur les difficultés seules des mots et des règles, donc sur quelques cas, bien prévus et éclairés intensément. Faire rappeler les règles par les élèves eux-mêmes. En bref, provoquer l’effort.

                          b) Aux cahiers de rédaction des grands, dont les sujets sont proposés et enchaînés suivant un travail original du maître, qui prend un souci spécial de cette discipline, sans d’ailleurs s’en passer pour le CS  où il se révèle un semblable effort, aux cahiers des grands, dis-je, je relève des sujets intéressants, dont les développements sont pour la plupart fort heureux, corrects, avec des observations et des expressions fines, et surtout bien comprises, avec la préoccupation d’un plan solide, net, apparent, marqués par des paragraphes distincts et pourtant liés : c’est bien. 

                          c) Des récitations, bien choisies, ont été apprises, empruntées aux grands écrivains, avec de la prose. En apprendre un  peu plus. Elles paraissent bien sues, et assez bien dites, un peu vite.  

                          d) De bons cahiers de devoirs mensuels, très soignés, avec des exercices intéressants, bien notés et corrigés. De bons cahiers de dessin, d’après des objets usuels, des animaux ou des végétaux, (un modèle vivant vêtu), des arrangements décoratifs, des dessins libres, des dessins géométriques, des croquis cotés ; c’est bien.  

                          e) J’interroge : la lecture est bonne, le texte est compris, il y a des notions de langue française, grammaire, conjugaison, analyse, vocabulaire ; il y a des souvenirs en histoire, faits et chronologie ; il y a des éléments de géographie ; il y a des rudiments en sciences. On chante.

 

     C. Enfin, enseignement préparé et ordonné, de beaucoup de soin et de goût, de travail intelligent, et qui, sur un effectif accru, a des résultats de classe satisfaisants, auxquels doivent correspondre de semblables succès d’examen.

 

     Cet hiver 1932, un cours pour adultes a retenu 6 auditeurs réguliers. Une fête de l’arbre de Noël a compris : chœurs, chants, monologues, saynètes, et a bien réussi. 

                                                                                                                     Note : 14,5/20

 L’Inspecteur primaire, Royer

 

 

 

Suit une lettre de félicitations de l'Inspecteur d’Académie, en date du 19 juillet 1933.

 

 

*

page suivante ici

 

 

 

.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×